Le projet de l'Enseignement Catholique
 

Accueillir la différence

De par les fondements de son projet, l’Enseignement Catholique a toujours été sensible aux élèves les plus démunis et leur a accordé une attention particulière. De nombreux établissements accueillent depuis longtemps des élèves en grande difficulté sociale, familiale, psychologique…
 
Plus récemment et notamment au cours de sa démarche d’Assises, l’Enseignement Catholique a, depuis 2001, fréquemment renouvelé son attention aux élèves différents, sa volonté d’accueillir et de proposer à chacun un vrai chemin de réussite.
 
En 2001, proclamant ses résolutions, l’Enseignement Catholique affirme vouloir mettre en œuvre :
  • « Une école de toutes les intelligences » manifestée par l’attention à toutes les potentialités des jeunes au-delà de la seule intelligence abstraite et conceptuelle.
  • « Une école des ruptures et des seuils » qui, par des dispositifs adaptés, est résolue à accueillir chacun pour le mener au seuil de l’école commune à tous.
  • « Une école sans classe » qui fait de l’enfant et du jeune le centre de sa préoccupation en décloisonnant les habituelles organisations pédagogiques.
  • « Une école sans mur » qui construit les partenariats nécessaires avec tous les organismes et tous les spécialistes utiles à la prise en charge des enfants et des jeunes en grande difficulté.
  • « Une école signe de vie » par l’accueil de tous pour que chacun devienne, quels que soient ses difficultés et ses handicaps, pleinement acteur de sa vie.
En 2004, faisant sienne cette affirmation de Sœur Emmanuelle : « Si tu n’as pas risqué, tu n’as pas vécu », l’Enseignement Catholique affirme vouloir prendre « le risque de la différence ».
 
En 2006, un rapport de Gérard Tonneau, présenté au Comité National de l'Enseignement Catholique, interroge l’ensemble de l’Enseignement Catholique sur l’accueil et l’accompagnement des élèves pour mieux « risquer la différence dans l’Enseignement Catholique français ». Pour ce faire, il s’agit avant tout de travailler à « changer de regard sur la personne, être relié, fragile, en devenir ».
 
En 2007, dans un texte intitulé « L’Ecole catholique au service de la nation » la Commission Permanente du Comité National de l'Enseignement Catholique invite tous les établissements et instances de l’Enseignement Catholique à s’engager activement dans « la participation à la politique publique de renforcement de l’égalité des chances pour tous les jeunes ».
 
Depuis de nombreux établissements se sont lancés dans cette aventure de l’accueil de tous et de l’innovation pédagogique au service des plus démunis notamment, dans le cadre du plan « Egalité des chances », par l’ouverture d’UPI (Unité Pédagogique d’Intégration) et de SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) et autres dispositifs adaptés.
 
Avec le risque « d’oser la différence », l’Enseignement Catholique affirmait aussi, en 2004 vouloir :
  • « Risquer la communauté », parce qu’il n’est pas d’école inclusive possible qui ne requiert des prises en charge par une communauté « où les membres se témoignent une mutuelle sollicitude ».
  • « Risquer l’inattendu de la personne », « parce que nous savons bien qu’à chaque fois que nous avons l’audace de nous donner les moyens d’accueillir la différence, nous sortons enrichis et grandis par des découvertes que nous n’attendions pas. »
 
A N R
mardi 22 août